El Comité : le groove intemporel cubain

ACTU PUBLIÉE LE 04 MAI 2026

Septet d'exception réunissant quelques-unes des plus grandes pointures de la scène cubaine contemporaine, El Comité incarne avec fierté l'héritage musical de Cuba, entre jazz, rythmes afro-cubains et ouverture au monde.

De La Havane aux scènes internationales
El Comité, c'est d'abord une réunion de solistes unique, tous issus de la même génération de musiciens cubains, formés dans un pays où l'on étudie Mozart et Liszt le jour avant de jouer dans les clubs de salsa le soir. Ces artistes naviguent entre classique, jazz, funk et musiques afro-cubaines, un héritage venu des années 70 par le légendaire Irakere.

À la tête de ce collectif, deux pianistes hors normes : Harold Lopez-Nussa et Rolando Luna, tous deux lauréats du concours de piano solo de Montreux. Chacun possède une carrière solo déjà bien établie, et chacun dans son propre registre.

La puissance rythmique du groupe repose sur Gaston Joya à la basse et contrebasse, Rodney Barreto à la batterie, et Yaroldy Abreu Robles aux percussions, considéré comme l'un des grands talents internationaux en la matière. Ils forment un trio d'une précision et d'une énergie qui emportent le groove d’El Comité sur diffé rents rivages avec justesse et talent.

La section des soufflants composée de : Carlos Sarduy Dimet, trompettiste virtuose, ayant déjà accompagné, malgré son jeune âge, les plus grands comme Chucho Valdés, Los Van Van, Esperanza Spalding, ou encore Richard Bona. À ses côtés, Irving Acao au saxophone ténor, alto et baryton, affiche une solide carrière et possède la capacité de s'adapter facilement à des univers différents les uns des autres. Le duo qu'il forme avec Sarduy évoque par moments Benny Golson et Lee Morgan au meilleur des Jazz Messengers d'Art Blakey.

Une musique intemporelle Sur scène, El Comité déroule un répertoire ancré dans la science harmonique et la liberté de discours du jazz, mais dans lequel les rythmes afro-cubains, ces fameuses claves 3-2 et 2-3, sont toujours présentes, invitant irrésistiblement à se balancer. Le groupe peut aussi bien, rendre hommage à la tendresse d'un classique comme Bésame Mucho, que s'approprier le morceau Wonderwall d'Oasis avec un groove et une énergie tels qu'on reconnaît la Havane.

Bien que chacun de ses membres poursuive une carrière solo et participe à de nombreux projets parallèles, El Comité conserve à chaque nouvelle sortie une fraîcheur, une inventivité et une cohésion étonnantes. Ce n’est pas du latin jazz moderne mais plutôt une musique tout simplement intemporelle.

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